BLANZEY

« Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles » Henri COULIN 1977.

Partons en excursion, découvrir ce grand territoire de 5 112 hectares.

ETAPE 9 : BLANZEY

Quittons le Prédurupt pour découvrir la grande section de Blanzey…

 CARTE

BLANZEY représente une section de Fougerolles. Elle occupe la partie Sud-Est et Est de Fougerolles jusqu’au Rupt de Rôge en limite communale avec Raddon et Chapendu et Saint-Bresson. Le Ruisseau du Bas de la Goutte fait office de limite de section avec les Granges Les Monts-Durand conduisent à la limite avec Fougerolles le Château sur sa partie Nord. Sans oublier le Ruisseau des Novelots avec Croslières aux confins de notre commune.

La section de Blanzey est constituée de plusieurs hameaux : Blanzey-Bas, Blanzey-Haut, ainsi que le Boigeot, le Roigire et le Calvaire, ces derniers déjà évoqués dans notre Bulletin Municipal N°137.

Blanzey occupe le versant Sud-Est de la vallée de la Combeauté composé de petits vallons, pour se diriger vers les plus hauts plateaux de notre commune. Son altitude varie de 330 m au Ruisseau du Bas de la Goutte vers Fougerolles, à 575 m au Houssot. La route départementale n°18 allant vers Raddon traverse la section sur une bonne partie de son étendue.

Le nom de Blanzey (écrit Blanzel en 1725) est un nom dont l’origine est difficile à deviner parmi plusieurs hypothèses. Viendrait-il du toponyme (« Blandiacum ») qui semble témoigner d’une implantation gallo-romaine ou d’un nom provenant des premiers colons espagnols ? Toutefois la région n’était qu’une vaste forêt parsemée de marais. D’où viennent donc les premiers habitants ? Rien ne l’indique vraiment….

Blanzey est constitué d’anciennes fermes regroupées en petits hameaux comme « La Chiquerie », « Blanzey-Bas », et « Blanzey-Haut », de prairies, de nombreux vergers et de grandes forêts. C’est aussi un passé religieux que l’on remarque encore sur toute la section…. Au printemps Blanzey est visité par de nombreux touristes et randonneurs venus admirer la floraison des cerisiers parmi les nombreux points de vue sur les vergers.

Blanzey comptait une distillerie, une chocolaterie, une école, mais aussi trois cafés dont le dernier a fermé en 1979.

 -La Pierre des Gaulois, dans le bois dit « le Tertre » (juste après le point de vue de Blanzey). Cette pierre de dimensions importantes, de par les cavités qu’elle comporte, aurait-t-elle été un lieu de sacrifices pratiqués au cours de fêtes païennes dans ce secteur, ou bien ces cavités sont-elles seulement l’œuvre de la nature ?…. L’approche demeure mystérieuse…  pierre



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-La Croix de Blanzey-Haut : Croix classée au titre des Monuments Historiques en 1981 (la seule dans notre commune). Le monument, dont l’origine semble remonter à la fin du XVIe siècle fut restauré en 1990 par Jean-Louis Patiès. Elle présente plusieurs statuettes : sur le fût, Saint Etienne, diacre, premier martyr (en compagnie d’un seigneur de Fougerolles ?) et sur le croisillon, la Vierge en pietà, l’évêque Saint Nicolas, avec à ses pieds les trois enfants de la Légende et un autre évêque ( ?).

A noter, encastrées dans la façade de deux maisons voisines, la présence de belles pietàs en pierre.

   

-Oratoire ou Chapelle Saint-Nicolas à Blanzey-Bas. Ce petit édifice abrite une statuette de Saint Nicolas. Son histoire vient du courtier Simon dit « Caco » habitant de Blanzey, (courtier : vendeur d’eau de vie et produit locaux) pour les Etablissements Bresson. En retour de livraison en Lorraine, il s’arrête à Saint-Nicolas-de-Port dans une auberge pour y passer la nuit. Par précaution, il cache le produit de sa recette sous son oreiller ; mais l’auberge est attaquée par des brigands, et son butin est pris… Son patron le menace de prison pour vol. Simon fait alors le vœu que si l’argent était retrouvé, il ferait ériger une chapelle dédiée à Saint Nicolas. Par chance l’argent réapparut (dans des conditions inconnues) et Simon tient sa promesse. Il se rend à Saint-Nicolas-de-Port acquérir une statuette du saint, puis l’installe dans cette chapelle qu’il fit ériger. Celle-ci fut saccagée durant la Première Guerre Mondiale. Une deuxième statuette provenant de l’église de Fougerolles remplaça la première. La dernière restauration de l’édifice eut lieu en fin du XXe siècle avec une inauguration le 06 décembre 1986.

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-La croix du Brûrot : Erigée sur un socle ancien, elle est l’œuvre, en 1994, du sculpteur local Jean-Marie Tisserand. Son croisillon est « fleurdelisé » (terminé par trois fleurs de lis). La niche du fût a reçu une statuette de la Vierge par les soins de l’Adef sur demande de la famille Saguin, propriétaire.

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  chene

-Le chêne de la Vierge : Dans le bois dit « le Tertre » au-dessus du réservoir d’eau à environ 200 m au croisement de plusieurs chemins, se dresse dans un chêne, dont une petite cavité renferme une statuette de la Vierge. Selon les sources, en 1928, Bernadette François en se promenant fut prise par un orage. Elle se mit à l’abri sous un chêne ; la foudre tomba à ses pieds mais elle ne fut pas touchée. Selon une autre source, il s’agirait plutôt d’un vœu de la famille François, pour l’entrée en religion de Bernadette. La famille creusa une niche pour déposer une statuette de la Vierge en remerciement. Mais comme le chêne est en croissance, la cavité se referma avec la statuette. En 1948, une autre statuette en plomb fut déposée dans la niche du chêne. En 2012, la cavité fut remise à jour, et une nouvelle statuette fut déposée anonymement

   

-LA DISTILLERIE SAGUIN : A Blanzey-Bas une distillerie connut une belle et longue activité. Elle fut fondée vers 1850 par Simon-Isidore SAGUIN. Ses fils Léon et Charles reprennent la distillerie sous le nom Léon SAGUIN, mais elle décline après 1871. Elle fut redressée puis administrée par Léon (fils de Charles). Un atelier de distillation est construit de l’autre côté de la route vers 1900. Suite au décès de Léon en 1940, la distillerie est gérée par son neveu M. Simonin et ses enfants jusqu’en 1955. En 1957, Georges SAGUIN (petit-neveu de Léon) reprend l’affaire. Toujours de l’autre côté de la route départementale, il fait édifier en 1965 une distillerie moderne et l’agrandie par la suite. Georges SAGUIN cède son affaire en 1978 pour la Société Anonyme des Distillateurs Réunis (distillerie SAGUIN, SIMON, RASPILLER et Albert ROBERT réunis). Vers 1995, la distillerie fut rachetée par la Distillerie Peureux. Le Bâtiment primitif et la maison SAGUIN sont aujourd’hui occupés par la Maison Familiale Rurale de Fougerolles.

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LE PETIT- FAHYS

« Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles » Henri COULIN 1977.

Partons en excursion, découvrir ce grand territoire de 5 112 hectares.

ETAPE 8 : LE PETIT-FAHYS – LE PREDURUPT

Quittons la vallée de la Combeauté au Champ pour découvrir les sections peu boisées de notre commune… Le Petit-Fahys et Le Prédurupt.

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Le Petit-Fahys est une section de la commune de Fougerolles, elle se développe depuis la commune de La Vaivre à l’Ouest, jusqu’à la RN57 en limite avec la Ramouse à l’Est. Au Nord le Ruisseau du Riaunate fait la limite avec Le Grand-Fahys ; au Sud se trouvent Le Prédurupt et Le Clos. La section est représentée par de nombreuses fermes regroupées et entourées de vergers, de prairies, et de champs cultivés…. Elle offre une bonne exposition au soleil sur un coteau qui s’ouvre sur les plateaux de L’Augronne (Grand-Fahys) et vers la plaine du Val de la Combeauté et de L’Augronne. Son altitude varie entre 330m et 410m.

A noter : Les hameaux du Haut-de-la-Beuille et du Rompeux appartiennent à la section du Petit-Fahys.

14fahys preduptVue sur le Petit-Fahys depuis la route du Prédurupt 25fahys preduptLe Petit-Fahys vous offre une vue allant du Calvaire, Blanzey, Les Grangres, La Germenain, La motte , Le prédurupt.
08fahys preduptVue sur le Petit-Fahys depuis la RN57.

21fahys preduptVue sur la Vaivre, une partie de Fleurey-les Saint-Loup et au loin Montdoré depuis la route en direction du Grand-Fahys
   

Le nom de Petit-Fahys vient du mot « Faye » qui désigne un lieu où les hêtres étaient abondants et remarquables avant les défrichements qui ont jalonné l’Histoire.

Suite aux nombreuses fermes construites sur la section et devenues trop nombreuses pour l’exploitation des terrains appelés « Le Faye », le défrichement se poursuivit sur le plateau où une multitude de fermes dépendantes s’installèrent…. D’où le nom « Petit et Grand Fays ».Puis « Petit et Grand-Fahys » se distinguent en deux sections de la commune de Fougerolles….

Au Petit-Fahys un petit patrimoine religieux se caractérise par ses croix et ses oratoires ; mais aussi se trouvaient deux cafés, une école, et une distillerie devenue ensuite L’Ecomusée du Pays de la Cerise qui attire de nombreux touristes….

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L'ancienne école du Petit Fahys (Propriété privée)
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Vue sur Fougerolles, les Granges depuis le Haut-de-la-Beuille.

L’ECOMUSEE DU PAYS DE LA CERISE….

Son histoire : En 1829 M. Desle-Joseph AUBRY agriculteur, construit une maison bourgeoise en grès des Vosges. Il abrite un projet économique précis, le domaine étant conçu pour organiser la distillation du Kirsch et la vente d’alcool au sein d’une exploitation agricole.

Au fil des générations, le petit-fils de Desle-Joseph AUBRY le dilapide totalement. Le domaine est vendu aux enchères en 1888. Aux mains de plusieurs propriétaires successifs l’entreprise va se développer tout au long du XXe siècle, avant de fusionner en 1979 avec la distillerie fougerollaise SAGUIN, qui rachète le domaine. Cette dernière n’en utilisera que les marques de fabrique et de commerce, arrêtant définitivement l’activité de distillerie au Petit-Fahys. La même année la commune de Fougerolles et la Société d’Agriculture, Lettres, Sciences et Arts de la Haute-Saône (SALSA) achètent le domaine pour en faire un écomusée.

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En 1982, le domaine devient écomusée, membre du réseau des Musées des techniques et culture comtoises qui assure la responsabilité scientifique et la conservation des collections.

En 1984, le site est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Le Mardi 23 septembre 1986, c’est l’inauguration de l’Ecomusée du Pays de la Cerise

En 1991, dans le but de préserver certaines espèces locales de cerisiers, un verger conservatoire est créé autour du domaine.

En 2003, l’écomusée devient Musée de France. De nombreux travaux d’agrandissement de l’écomusée s’opèrent…

En 2005, la rénovation architecturale est récompensée par le prix de l’architecture Grand-Est.

Puis en 2007, une rénovation muséographique voit le jour.

A noter : l’écomusée reste gratuit pour tous les résidents fougerollais.

LE PREDURUPT

Depuis le Petit-Fahys on descend vers la plaine pour découvrir le Prédurupt…

Le Prédurupt est une section de la commune de Fougerolles, elle se trouve entre la commune de La Vaivre à l’Ouest ; la RN 57 délimite la section avec Le Clos à l’Est ; au Nord se trouve le Petit-Fahys, et au Sud Les Chavannes. La section présente plusieurs grosses fermes regroupées autour de la route départementale et entourées de prés, de vergers et de champs cultivés….De faible pente, l’altitude varie de 300 à 330m.

Le nom de Prédurupt appelé autrefois « Pré du Rupt » désigne les prés situés autour de la source du Ruisseau des Caleuches. Celui-ci continue son chemin vers Les Chavannes et la Commune de Corbenay. Du fait de la présence d’eau dans ce secteur, des fermes s’y établirent. A noter que la voie romaine de Luxeuil à Plombières passa dans la section. Sur la carte figurent en pointillés quelques passages, dont celui au niveau du Petit-Fahys, tels qu’ils figuraient sur l’Atlas cantonal de 1858. Il est probable que les voies communales 211 et 212 empruntent, pour tout ou en partie, le tracé de cette voie romaine. Vers 1774 les premières fermes se construisent suite aux défrichements avec des pierres venant des carrières des Etangs du Crau… Au XIXe siècle, une vie locale s’y installa avec de nombreux commerces: on pouvait y rencontrer quatre cafés, un café-épicerie, une épicerie-café-tabac, une maison de broderie et dentelle, et une distillerie, celle de Louis LEMERCIER.

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Vue sur le Prédurupt en allant aux Etangs du crau
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Le Centre du Prédurupt
  

La Fête des Mais’Hauts :Une tradition venant des conscrits de l’année durant le 1er mai consistait à remettre un « mais » (bouquet de fleurs) aux jeunes filles non mariées. A cette occasion, les gens des villages ou hameaux se retrouvaient dans la bonne humeur….

L’origine provient d’une veillée entre des habitants du Prédurupt, au cours de laquelle Michel AUBRY et Claude BALLET décident de créer l’association des Mais’Hauts. En 1982, la première fête est organisée par l’association le premier dimanche de mai avec les 152 habitants du Prédurupt. Au programme, un défilé en costumes d’époque et par la suite un grand défilé de chars, de musiciens et de majorettes se produit dans la rue principale du Prédurupt. Il y avait même 7 à 8 chars qui étaient confectionnés par les habitants de la section. Ils ont même servi pour des défilés de la Fête des Cerises à Fougerolles. La manifestation débutait le samedi soir par un bal, le dimanche matin, une messe était célébrée à la chapelle du Bois-le-Saint. S’en suivait l’après-midi un défilé avec fête foraine, animation, buvette et restauration…. La Fête des Mais’Hauts perdure jusqu’en 2000 ? De nos jours un vide-grenier est organisé par l’association le dernier dimanche d’août….

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On peut découvrir aussi son petit patrimoine religieux avec ses croix et bien sûr sa chapelle.

La Chapelle du Bois-le-Saint au Prédurupt

A l’entrée du hameau du Prédurupt, en bordure de la route départementale en direction de la Vaivre, on ne peut manquer cette chapelle historique de Fougerolles.

Son histoire, sa légende (extraits tirés de la Chronique n°23 de novembre 1905, d’un texte rapporté par l’abbé Lecreux) : Guillelme de Fouchérieulles, jeune seigneur de Fougerolles(entre 1302 et 1309), se perdit au cours d’une partie de chasse dans l’immense forêt qui recouvrait Fougerolles à cette époque. Poursuivant un sanglier, il s’égara et fut surpris par un violent orage. La foudre tomba à ses côtés à plusieurs reprises et fracassa le chêne sous lequel il s’était abrité. Pris de terreur, il fit le vœu de quitter le monde et de s’enfermer dans un cloître : la Vierge apparut alors par trois fois sur une branche et l’orage cessa. Cherchant son chemin pour retourner au château, ils se retrouva au couvent d’Hérival, il frappa, entra et la porte du cloître se referma sur lui. Son vœu était exaucé…Il devint prieur du couvent d’Hérival et mourut en 1316. Le frère de Guillelme, Gaston, luisuccéda dans la direction des affaires du château de Fougerolles. Il fit élever à Marie un ex-voto, un modeste sanctuaire (1310) à l’endroit où son frère Guillelme avait fait son vœu. On appela cet endroit le Bois-le-Saint. En 1550 la chapelle fut reconstruite par Joachim de Dinteville (seigneur de Fougerolles). Le hameau du Prédurupt n’existait pas encore, le territoire était recouvert de forêts. En 1843, en mauvais état, la chapelle fut reconstruite par les familles Aubry et Hacquard, sous l’aspect que l’on peut voir aujourd’hui.

 

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REMERCIEMENTS : à l’ADEF pour la documentation, au personnel de l’Ecomusée, et à Madame Colette AUBRY pour l’association des Mais’Hauts.

LE GRAND FAHYS

« Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles… »Henri Coulin 1977.

Partons en excursion, découvrir ce grand territoire de 5 112 hectares.

Quittons les Granges pour découvrir la plus grande section de Fougerolles : LE GRAND- FAHYS.

La section se développe depuis l’intersection des routes d’Aillevillers à Plombières avec celle de la Vaivre à l’ouest,jusqu’à la RN 57 à l’est. Au nord, la rivière l’Augronne dans sa vallée encaissée, fait office de limite communale avec la Commune d’Aillevillers & Lyaumont. Le ruisseau des Cerisiers constitue la limite de section avec Le Sarcenot.
 Au sud, une fois traversé le ruisseau appelé Riaunate, on atteint Le Petit-Fahys. Le Grand-Fahys est constitué de petits groupements de granges dispersés sur le vaste plateau dominant l’Augronne. En descendant dans la vallée de cette rivière, la nature a repris ses droits (plus de voie ferrée ni de moulins...).L’altitude de cette section varie de 300m à 460m.

A noter : le hameau du Sapin et celui de la Ville Saint-Mosey appartiennent à la section du Grand-Fahys.


La villa Saint-Mosey

En direction de l'Ecole

le hameau paisible du Sapin

Le nom de« Grand-Fahys » viendrait du mot « Faye » qui désigne les grands hêtres qui s’y trouvent. A noter aussi sur les lieux la présence de grandes fougères. Par opposition au Petit-Fahys, la section s’appelait au XVIIème siècle « les Granges de Faye » rappelant l’établissement de fermiers venant du Petit-Fahys et qui ont fait du Grand-Fahys une grande et populeuse section. En 1904 la section comptait 920 habitants…

En apercevant la Vaivre

La Fontaine Servin dite "des Négociants"

La fontaine chez Jean Foué

Plus bas, en redescendant dans la Vallée de l’Augronne, on pénètre sur le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer d’Aillevillers à Plombières : le Train des Eaux (1878- 1978). Une halte s’y trouvait pour les habitants du Grand-Fahys. Il existait aussi 2 moulins dans la vallée de l’Augronne : Le moulin Claude Saire (quasiment disparu) sur le Ruisseau des Cerisiers, construit vers 1790 et ayant fait de la farine jusqu’en 1875 (ancêtre du Moulin Saire sur la Combeauté), et le moulin Baca appelé aussi « Rouge-Bec », ou « Rouge-Bac » (qui doit son nom au sobriquet de son fondateur ?) Sous un toit en laves, tournaient deux paires de meules actionnées par une roue à aube sur l’Augronne. A proximité, une ribe écrasait les tiges de chanvre roui. Au début du XXe siècle le site abrite une fabrique de couverts en fer blanc puis en aluminium sous la direction de M. Charles Heissler (employant jusqu’à 15 personnes en 1950). L’activité prend fin dans les années 1970 et la nature a repris ses droits….


le parking du grand-Foyard

L'école du Grand-fahys
aujourd'hui une propriété privée

Le chemin de fer dans la vallée de L'Augronne

LA GERMENAIN - LES GRANGES

« Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles »Henri COULIN 1977.

Partons en excursion, découvrir ce grand territoire de 5 112 hectares.

Quittons les plateaux de l’Augronne et de la Combeauté à l’extrême nord de notre commune pour nous amarrer au sud de celle-ci, là où règnent les vergers de cerisiers.

LA GERMENAIN représente une section de la Commune de Fougerolles. Elle se situe au Sud de Fougerolles centre, au Nord de la Gabiotte, à l’Est de la Communaille et à l’Ouest des Granges. Son altitude varie entre 310 à 350 m. Le nom « La Germenain » viendrait des invasions Germaniques sur notre province alors gallo-romaine. Suite à ses invasions, des moines de l’abbaye de Luxeuil fuirent pour se réfugier à la Germenain et aux Granges en défrichant les lieux…Le hameau actuel se concentre autour de la grande demeure anciennement chez « Barret ».

               

      La maison « Chez Barret »

LA GERMENAIN est constituée d’anciennes fermes, dont une, remarquable par son ancienneté, celle de l’abbé Hacquard, né dans le courant du XIXe siècle et auteur de manuscrits traitant de l’histoire de Fougerolles, ouvrages hélas disparus, mais dont a eu connaissance l’abbé Lecreux, auteur des Pages d’Histoire locale de la Chronique paroissiale.L'accès de la Germenain depuis les Granges

La Germenain, c’est aussi des prairies, des vergers, et sa grande forêt :le Bois de la Germenain (entre la Motte, la Gabiotte, la Communaille et la Germenain) qui représentait 30 hectares de forêt avant que s’y établissent en partie : le lotissement dit du « Bois de la Germenain » dès les années 1960, la déviation de la Nationale 57 en 1981, la Zone Artisanale « la Gabiotte » en 1995, et la déviation de Fontaine-lès-Luxeuil en 1998.

Le labourage sous les cerisiers

LES GRANGES représentent une autre section de la Commune de Fougerolles. Elle occupe la partie sud de Fougerolles jusqu’au Rupt de Rôge, avant de se terminer jadis sur les communes voisines à l’Ermitage de St Valbert,au Moulin Courbette et aux Granges de l’Hôpital. Les Granges se trouventà l’Est de la Germenain et à l’Ouest de Blanzey. Son altitude varie entre 340 et 430m. Le lieu-dit « les Combelles » appartient à la section des Granges, le Ruisseau du Bas de la Goutte fait office de limite de sections avec Blanzey.

Le nom « les Granges » fait suite aux défrichements des moines de Luxeuil, quand des paysans venus de l’ancien hameau du Charton ont poursuivi leur travail. Ils défrichèrent toute la section et installèrent leurs hangars ou petites fermes dans lesquels on remisait le fourrage ; ces constructions se transformèrent peu à peu en habitations équipées de granges.

En 1599, suite à la construction de l’Eglise de Fougerolles, le hameau se nomma « les Granges de l’Eglise » jusqu’à la Séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.Un relief peu pentu et bien exposé offre une vue agréable sous les cerisiers en fleurs de la section.

Les Granges sont constituéesd’anciennes fermes formant de petits hameaux dispersés au travers de la sectionet entourées de nombreux vergers de cerisiers, de pâtures, de champs, de prairies, de forêts… : chez Galchet, chez Liégeon, chez L’Oeillot, chez Daubou, le Feix, les Combelles…

Prairie et champs

La Rentrée des Cerises « Chez Barret »


Un petit patrimoine assez intéressant s’y trouve telque certaines pierres au passé mystérieux sises du côté du Rupt de Rôge, et aussi ses chalots, une croix de chemin… Plusieurs carrières de pierre de taille sont à signaler.

En fin du XXe siècle,un parc animalier, un parcours sportif et un arboretum furent crééspar différentes associations fougerollaises ainsi que par l’ONF et offrent un superbe coin de nature pour les amateurs d’air pur que sont les joggeurs, les simples promeneurs et les passionnés de floreet de faune. Depuis les années 2000 de nombreuses maisons se construisent dans les Granges de par sa situation proche du centre-ville de Fougerolles.

Remerciement : A l’ADEF pour tous les nombreux renseignements….

LE SARCENOT

« Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles » Henri COULIN 1977.

Partons en excursion, découvrir ce grand territoire de 5 112 hectares.

ETAPE 5 : LE SARCENOT ET BEAUMONT

LE SARCENOT représente une section de la Commune de Fougerolles. Celle-ci se situe sur le côté ouest de la Nationale 57, et domine la vallée de l’Augronne. Son altitude varie entre 350m et 515m.La rivière l’Augronne fait office, au Nord de limite communale entre les communes de Plombières-les-Bains et d’Aillevillers-et-Lyaumont. Le ruisseau des Cerisiers sépare, à l’ouest le Sarcenot du Grand Fahys, la RN 57 le sépare de Beaumont au sud-est, et au nord-est commence la Commune du Val d’Ajol.
Ce nom de « Sarcenot », autrefois appelé « Sachenot » serait dû à un sol plus sec qu’en d’autres endroits, mais proviendrait aussi du mot « surcenage », lui-même désignant un procédé utilisé jadis pour défricher les grands hêtres du secteur. La voie romaine venant de Luxeuil par les Chavannes et le Prédurupt passait dans la section pour rejoindre Plombières. Le lieu-dit les Deuilles appartient au Sarcenot.
Le Sarcenot est constitué d’un ensemble de prairies, de bois, et d’anciennes fermes formant de petits hameaux dispersés aux quatre coins de la section. Il recèle un nombre assez important de calvaires, témoins pour certains d’événements tels que la peste ou la guerre de Trente ans.

Mais aussi un petit étang où prend la source du ruisseau des Prés-Nérés : l’Etang  La-Heute...

Plus bas,en atteignant dans la Vallée de l’Augronne, on croise l’ancienne ligne de chemin de fer d’Aillevillers à Plombières : « le Train des Eaux » (1878- 1978) remarquable par ses ouvrages de soutènements. Une petite halte s’ytrouvait pour les habitants du Sarcenot. C’est maintenant un beau chemin de promenade. On peut aussi admirer le pont de la Balance qui enjambe l’Augronne.

 Les carrières du Bois des Verrots

Soutènement de la ligne Aillevillers-Plombières

BEAUMONT

BEAUMONT représente une autre section de la commune de Fougerolles. Celle-ci occupe le côté est de la R.N. 57, dominant la vallée de la Combeauté. Elle constitue un plateau de 450m à 515m d’altitude, descendant vers Le Champ aux Fourrières et au Petit Moulin(par les ruisseaux de l’Aubrycôte et des Gouttes) mais aussi vers le ruisseau des Poichattes. Beaumont se délimite à la Croisette au nord (Commune du Val d’Ajol) et au Prémourey au sud.

Le terme « Beaumont » vient de sa situation en altitude qui veut dire « belle montagne ». Depuis là nous pouvons admirer par temps vraiment clair un panorama s’étendant du Plateau de Langres aux Alpes Suisses…Beaumont constitue un ensemble de terres agricoles, de forêts et de petits hameaux d’anciennes fermes ainsi qu’unpetit patrimoine religieux intéressant.

A Beaumont existait une école publique, fermée depuis longtemps et recevant les enfants de cette section ainsi que du Sarcenot. C’était aussi le lieu de la première « Ferme-musée », ancêtre de l’Ecomusée maintenant établi au Petit-Fahys.

Mais quand on parle de Beaumont on pense tout de suite à la Chapelle de Beaumont.

Sur le circuit patrimonial de Fougerolles-le-Château au Petit Moulin on admire la Chapelle de Beaumont construite pendant l’année 1950.

Les propos suivants sont inspirés d’un texte de M. Jacques Antoine figurant dans l’ouvrage : Fougerolles, La Vaivre, à la croisée de nos chemins, par Pierre Grandjean et Bernard Simon, éditions ADEF, 2013.

- Le projet de construction : Beaumont, le Sarcenot, le Prémourey sont des sections de la paroisse de Fougerolles assez éloignées du centre administratif et religieux. C’est dans ces lieux que tout a commencé le 26 mai 1949, lorsqu’un groupe rural de 80 personnes environs’y trouva réuni pour émettre l’idée de la construction d’une chapelle. M. Fernand Lemercier prit l’affaire en main et se lança dans les démarches à accomplir (terrain, volontaires et aides financières).

L’endroit choisi pour cette chapelle se trouve à l’emplacement d’une ruine imposante qu’on appelait « la Capitale ». Près de 80 personnes, aux activités variées exercées sur le secteur, y auraient habité en même temps, réparties en 14 logements ! Le terrain se trouve sur le flanc d’un coteau bien ensoleillé et jouit d’un environnement et d’une vue fort agréable (altitude 475m).

Photo de la ruine dite « la Capitale »


Avec les ruines de « la Capitale » les bâtisseurs recherchèrent les bons moellons pour la future chapelle. La posede la première pierre fut inaugurée le 17 avril 1950. Beaucoup de personnes se mobilisèrent pour monter les murs, la charpente, le clocher, les fresques et la peinture…

- Le 22 avril 1951 une grande inauguration de la Chapelle Notre-Dame de Beaumont attira une foule de 4000 à 5000 personnes, une messe eut lieu le matin suivie d’un grand repas.Puis une procession, l’après-midi sous les cerisiers en fleurs environnant, conduisit la statue de Notre-Dame dans la chapelle.

Désormais, beaucoup de visiteurs et de fidèles viennent contempler ou prier en ce lieu.

-En 1976 la chapelle fut repeinte.

-En 1998 sous l’impulsion du Père Bernard Legain, elle reprend une seconde jeunesse (électricité, assainissement, drainage, environnement extérieur).

- En 2012 la charpente et le plafond sont restaurés par les soins de l’Association Saint-Etienne.

Tous les ans, pendant le mois de Marie, la paroisse de Fougerolles organise une célébration à la Chapelle Notre-Dame de Beaumont.


 

Construction de la Chapelle de Beaumont

La Chapelle de Beaumont actuellement

LA MOTTE -  LA GABIOTTE

«  Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles... »Henri Coulin 1977

Quittons le passé médiéval de Fougerolles-le-Château pour aller aux confins du Ruisseau de Rôge en direction de Luxeuil-les-Bains…

La Gabiotte et la Motte sont deux sections de Fougerolles qui se démarquent de toutes les autres… Elles font partie de plusieurs communes. Tels que nous les appelons actuellement :

- le hameau de la Gabiotte se trouve sur les communes de Fougerolles et de Saint Valbert.

- celui de la Motte est situé sur les communes de Fougerolles et de Fontaine-lès-Luxeuil.

Le Ruisseau de Rôge faisait autrefois office de frontière entre Fontaine, Fougerolles, et ce, jusqu’à Saint-Bresson en amont du ruisseau… Nos deux sections se trouvaient non loin de la voie romaine venant de Luxeuil pour aller vers Plombières...

De la Gabiotte, sur l’axe majeur (RN 57) de Fougerolles pour rejoindre Luxeuil, peu d’éléments nous racontent son histoire et l’origine de son nom ... Le mot « Gabiotte » concerne un territoire assez étendu, notamment sur les communes de Saint-Valbert et de Fontaine : dans les bois de cette dernière commune, figurent les noms de « Grande Gabiotte »  et « Petite Gabiotte ». L’étendue de la Gabiotte de Fougerolles est plus restreinte. Le Cadastre porte ce nom en partie droite de la D 57d en allant vers Luxeuil. Ce que l'on sait, c'est qu'en 1906, des forages ont été exécutés pour chercher de la houille, dans la continuité de l’exploitation du bassin houiller de Ronchamp. Mais il n’a été découvert que du granite à 156 m de profondeur. L'intervention se situait en contrebas de l'ancienne Nationale (un pont est visible sur la photo) et à côté du Ruisseau de Rôge sur le territoire fougerollais.

La Gabiotte de Fougerolles comportait une école publique (appelée aussi école de la Motte) fort appréciée des habitants, hélas fermée depuis longtemps.

Bien discret dans son cadre de verdure, un lieu-dit : la Côte Clément, une petite côte à franchir pour arriver aux maisons entourées de vergers et de forêts, mais aussi la côte qui borde le ruisseau …

Recherche de houille à la Gabiotte. Photo extraite du livre « un Amour de terroir ».

L’ancienne école de la Gabiotte (ou de la Motte) dans son état actuel (Propriété privée).

Photo de l’école de la Motte prise en 1935. A droite M. Raymond Cholley, à gauche, M. Pierre Cholley qui poursuivra et terminera sa carrière d’instituteur à Fougerolles-le-Château.

La Gabiotte autrefois...


Vue panoramique depuis les environs de la R.N. 57. Au lointain, en direction du Haut-de-la-Beuille (à gauche), du Col du Peutet (à droite) ... et plus près, de Fougerolles et ses environs, de la Zone Artisanale, de la Gabiotte, de la Côte Clément, des Granges…

Le nom de la Motte vient de la nature du relief (motte, monticule), ses habitations sont principalement construites sur le versant fougerollais. Sur le cadastre, la Motte de Fontaine est nommée « Hameau de la Motte », la Motte de Fougerolles «  Grange de la Motte ».  Sur le ruisseau de Rôge, un moulin à millet est signalé en 1747. Il servait aussi à «  fouler » le droguet (tissu de laine et de chanvre), et la bure (étoffede laine). Un autre moulin a existé dans les mêmes lieux, devenu par la suite la scierie Despoulain. Non loin, en amont du ruisseau mais sur la commune de St-Valbert était établi le moulin Dormoy, premier du nom, avant son établissement à Fougerolles-centre puis à Fougerolles-le-Château.

Vue sur une partie de la Motte depuis la RN 57.

RN 57, entrée Sud de Fougerolles.    

La Gabiotte et la Motte se découvrent un nouveau visage en moins de 50 ans, en terme d'infrastructures pour se rendre à Fougerolles, ainsi que d'industries et de nouvelles habitations ...

-En 1981, la mise en service de la déviation de la Route Nationale 57 de Fougerolles, tant réclamée par les Fougerollais, ne passe plus par la Gabiotte, ce qui permet la construction de nouvelles habitations.

-En 1995, sous le mandat d’Henri Coulin, se fera l'aménagement de la nouvelle Zone Industrielle (nommée ainsi à l’époque) sur une partie du Bois de la Germenain.

-En 1998, c’est la mise en service de la déviation de Fontaine-lès-Luxeuil (D64) ainsi que les échangeurs de la Motte, de la Gabiotte et l’accès à la Zone Industrielle, dont la déchetterie.

-En 2008, c’est la mise en 2x2 voies du tronçon Fougerolles/ Saint-Valbert, opération poursuivie plus tard vers Luxeuil…

Une déchetterie est à votre disposition !..

Le rond-point de la Cerise depuis 2013.

Zoom sur La Germenain et Fougerolles-Centre depuis le bois surplombant la RN 57.

A la Gabiotte en venant de Luxeuil, bienvenue sur la route du Val de Combeauté !..


 

 FOUGEROLLES-LE-CHÂTEAU (2ème partie)

PROMENONS-NOUS SUR LA COMMUNE par Florent NURDIN

«Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles…»

Henri Coulin 1977

Partons en excursion, à la découverte de ce grand territoire de 5 112 hectares.

ETAPE 4  : FOUGEROLLES-LE-CHÂTEAU

Fougerolles-le-Château compte environ 300 habitants, il posséda plus de 10 moulins (farine, papier, huile, ribe). L’un des plus anciens (le moulin du château), était établi auprès de l’ancien chemin médiéval de Fougerolles-le-Château à Plombières. Le pont sur la Combeauté pour mener au château et au Prémourey fut construit dans le courant du XIXème siècle. Fougerolles-le-Château compta de nombreux commerces et artisanats (cafés, épicerie, tabac, huilerie, graineterie, marchand de vin, fleuriste, boulangerie, boucherie, distillerie, tailleur, maréchal-ferrant, marchands de machines agricoles et même d’automobile …).

Le pont dit "des grands chemins" .

Détruit en 1770 par les eaux,, il ne reut reconstruit qu'après 1827...

Cliché pris vers 1918

Grâce à l’installation de la voie ferrée en 1881, Fougerolles-le-Château  disposait d’une halte en amont (aux Fourches). Une exploitation de carrière fut ouverte pour extraire les matériaux nécessaires pour construire notamment cette ligne. Le tronçon qui passe par Fougerolles-le-Château a cessé son activité en 1990.

Les sablières du château (1960-1970)

Fougerolles-le-Château comporte trois belles fontaines-lavoirs récemment rénovées… Mais on peut se rendre aussi  à « l’oratoire des Fourches ». Les seigneurs de Fougerolles avaient le droit de haute, moyenne et basse justice. Ils possédaient un gibet appelé « fourches patibulaires » visible depuis le château fort. Il se dressait sur quatre colonnes de grès supportant des poutres où étaient pendus les criminels, délinquants, voleurs, braconniers...

Laissé en ruine en 1644, il est devenu un oratoire, restauré en 1991.

La fontaine-lavoir du Centre.
Restaurée de façon très originale en 2014 par Denis Vançon, employé communal, elle mérite bien une halte !

Oratoire des fourches La foire de la Saint-Barthélémy au début de XXème Siècle et en 1990 avec la fête foraine.

Ses animations...

Fougerolles-le-Château présentait l’une des plus grandes foires de la région  sous l’Ancien Régime : celle du 26 février, mais aussi celles du 6 mai, du 24 novembre... Sans oublier le 24 août à la Saint Barthélemy, le saint protecteur de Fougerolles-le-Château, foire à laquelle s’est adjointe la fête foraine. Les foire et fête de la St-Barthélémy s’éteindront autour de l’an 2000, tout comme la foire du 26 février, la dernière encore existante parmi toutes celles citées…

Depuis 2009, l’office du tourisme redonne vie à la fête du château le samedi 29 août 2015

Ses atouts touristiques...

Fougerolles-le-Château, établi au fond de la vallée de la Combeauté et sur les coteaux environnants, offre de nombreux points de vue et des curiosités... Par exemple là où on aperçoit un resserrement de la vallée dû à des dépôts d’origine glaciaire et alluviale formant des terrasses (celles du château et de l’école, et celle de la Monnelière sur l’autre rive)...

Son château (propriété privée) représente une curiosité intéressante vue de l’extérieur et tout près de là, amis randonneurs, promeneurs ou touristes vous pouvez découvrir le circuit patrimonial de Fougerolles-le-Château au Petit Moulin, initié, conçu et mis en œuvre par l’ADEF en 2003. Un parking est aménagé devant l’école du Château avec des bornes tout au long du parcours et des découvertes et points de vue au programme…

Maison du Bailli

Ecole du château

A Découvrir le circuit patrimonial...

Remerciements et ouvrages à consulter :

 

Je remercie Jacques ANTOINE pour ses descriptions sur le château et la filature.

Je remercie  Bernard SIMON pour les nombreux renseignements fournis sur le site de Fougerolles-le-Château.

«  Fougerolles, son patois, son folklore, ses traditions populaires, ses coutumes ». Pierre Grandjean. 1979. (ouvrage épuisé).

« Un Amour de Terroir ». Pierre Grandjean. 1994.

«  Histoire de la Seigneurie de Fougerolles » Françoise Taiclet, Michel Valentin, Bernard Simon. 2004

«  De l’Orgueil à l’amertume, une histoire de la filature de Fougerolles le Château ». Olivier Peyre, Jacques Antoine, Bernard Simon. 2005. (ouvrage épuisé).

« Fougerolles, La Vaivre, à la croisée de nos chemins ». Pierre Grandjean, Bernard Simon. 2013.

Les ouvrages disponibles sont à découvrir à la Maison de la presse de Fougerolles.


 

FOUGEROLLES-LE-CHÂTEAU

PROMENONS-NOUS SUR LA COMMUNE par Florent NURDIN

«Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles…»

Henri Coulin 1977

Partons en excursion, à la découverte de ce grand territoire de 5 112 hectares.

ETAPE 3  : FOUGEROLLES-LE-CHÂTEAU

Quelques mots de son histoire…

Fougerolles-le-Château, du fait de sa situation géographique dans la vallée de la Combeauté, était probablement à l’origine, un lieu de marais dû à la fonte des glaciers vosgiens. Une vaste forêt épaisse recouvrait la région. Puis le défrichement eut lieu et des cabanes se construisirent pour accueillir le bétail vivant en permanence sur le terrain.

Vers 1050 un certain Jehan venant de Faucogney reçoit la terre de Fougerolles. Il construit un château fort d’une certaine importance sur une butte en rive droite où l’on peut admirer une vue sur la vallée (des hauteurs de Faymont jusqu’en  aval de Fougerolles). C’est l’origine du nom de Fougerolles-le-Château. Le défrichage se poursuit aux alentours, et des habitations solides sont construites en contrebas du château. N’oublions pas que Fougerolles-le-Château était, alors plus peuplé que Fougerolles qui venait seulement de naître. Ainsi le maire, receveur en cette époque reculée, convoque les habitants sur la place publique de Fougerolles-le-Château. Des moulins se construisent et de nombreux corps de métier occupent les habitants.

En 1853 la construction de la filature de Fougerolles-le-Château fait que la population augmente de manière importante. Le 11 juin 1881 voit l’inauguration de la ligne de chemin de fer d’Aillevillers à Faymont qui passe dans le village.

 

Photos anciennes de Fougerolles-le-Château (premier quart du XXe siècle)

 


              

Son  château…

Les habitants de «  Fouchérieulles » cherchèrent un protecteur, ils tournèrent leurs regards vers la maison de Bourgogne. Un souverain leur fut promis et ce fut un seigneur de la baronnie de Faucogney. Sur cette terrasse fluvio-glaciaire, vers 1050, Jehan, fils du baron de Faucogney  reçoit les terres de Fougerolles (Corbenay, Cendrecourt, Le Val d’Ajol, Cornimont, et Xoulces), il construit son château fort. Autour de ce dernier, un défrichage est établi ainsi qu’un vaste jardin. Son fils Renaud lui succède en 1080, puis son petit-fils Renaudin en 1106 qui avait construit, dit-on, de vastes souterrains pour la fuite si nécessaire… La seigneurie de Fougerolles dépendait à la fois des Ducs de Lorraine et de Bourgogne suivant les changements de propriétaires.

De nombreux seigneurs se succèdent : Gérard (1133), Cirricus (1208), Garsire puis Thirroy en 1228. Matthieu II, duc de Lorraine, occupe le château fort en 1237. Même des prieurs venus d’Hérival ont obtenu la seigneurie de Fougerolles, comme Jean en 1248, puis Renaudin II après 1291. Un certain Guillaume, prieur d’Hérival est sire de Fougerolles en 1302. Puis en 1316 Jean II est nommé seigneur du lieu.

Enguerrand (fils de Guillaume) et Hugues (fils de Jean II) sont co- seigneurs de 1343 à 1370. Suite à un meurtre commis par Hugues, la seigneurie de Fougerolles revient au sire de Blamont (seigneur Lorrain) de 1376 à 1455, puis remise au sire de Dinteville (seigneur de Bourgogne)  de 1456 à 1607. De 1501 à 1704, Fougerolles, convoitée tantôt par les Lorrains, tantôt par les Bourguignons, est déclarée « terre de surséance », lui permettant beaucoup d’autonomie, dont celle du droit de justice et aussi de battre monnaie…

 

La plus ancienne représentation connue du château, figurant sur un guide touristique du milieu du XIXè siècle.

 Le château est repris par dame Léonore de Saulx et Aimé de Rochechouart de 1608 à 1622, puis Gouffier jusqu’en 1626, date où Paul Bernard, comte de Fontaine (famille Lorraine) puis Paul Bernard de Raigecourt prennent la seigneurie de Fougerolles jusqu’en 1663. Un partage des terres est alors décidé : pour 7 douzièmes se succèdent  les maisons de Lorraine-Lillebonne, de Melun, de Rohan-Soubise. Pour les 5 autres douzièmes : de la Porte de Vézin jusqu’en 1798 où Charles François Bolangier devient propriétaire et seigneur de Fougerolles jusqu’en 1824. C’est alors que prennnent fin la seigneurie de Fougerolles et les droits féodaux… Et le château devient une maison de plaisance avec comme propriétaires : Croissant, Gallaire, Gustin, Bert, Nardin. En 1875, Alphonse Murbach, le filateur reprend la construction de 1717 faite par la comtesse de la Porte en agrandissant le château vers le nord tout en s’adaptant au goût architectural de l’époque. Puis la famille Antoine s’y établit le 10 mai 1904 et y demeure encore aujourd’hui...

 Le château fut détruit plusieurs fois : en 1636 au cours de la Guerre de Trente Ans, en 1795 (révolte royaliste à Fougerolles), puis en 1815… Le château comprend des éléments anciens encore visibles (les tours Nord et Ouest et la muraille côté Sud). Le château comprenait aussi une chapelle dédiée à Saint Barthélemy détruite pendant la guerre de Dix Ans…

Divers aspects du château dans les premières années du XXe siècle.

Sa filature de coton... (1853-1991)

Le 23 mars 1853, Joseph Murbach, venu d’Alsace, demanda au préfet de la Haute Saône l’autorisation de convertir en filature l’ancien moulin du Château. Ce moulin était situé sur une dérivation de la Combeauté et au pied des ruines du Château le long de la route médiévale de Fougerolles le Château à Plombières les Bains. Il construisit un bâtiment à 2 étages où furent montées les machines à filer le coton appelées « renvideurs ». La force motrice était assurée à l’origine par une roue sur le canal du moulin, remplacée plus tard par une turbine. Il installa bien vite une chaudière et une machine à vapeur et fit aussi l’achat de 4 hectares de terrain autour de la filature en 1862. La filature Murbach connut 50 années de prospérité. Les deux fils Alphonse et Emile Murbach lui succédèrent en 1865. Malgré les difficultés de 1870 (guerre de Sécession des Etats-Unis, l’unique fournisseur), des réalisations importantes furent créées : nouveau canal aménagé (600m de long), extension des bâtiments de production, d’entretien et d’habitation, création de logements d’ouvriers. A ce moment là on comptait 100 ouvriers et une production de 500 kg de fil par jour... Emile Murbach mourut en 1898 et Alphonse Murbach en 1903. C’est le petit-fils d’Alphonse, Maurice Chané qui n’avait que 21 ans, qui reprit l’entreprise familiale. Mais le contexte de modernisation du matériel pour adapter l’entreprise aux techniques nouvelles  devint un grand enjeu, donc il procéda à la vente de l’ensemble industriel…

En 1904, Auguste Antoine, d’origine vosgienne, issu d’une famille du textile depuis plusieurs générations, acheta cet ensemble. L’ancien matériel de filature fut remplacé, de même que les chaudières et la machine à vapeur, puis la Première Guerre mondiale de 1914-1918 arrivant, les femmes remplacèrent les hommes partis au front...

De nouveaux bâtiments et une extension voient le jour après 1920 et jusqu’en 1930. La vieille filature Murbach à étages disparaît, pour laisser place à une surface de 7000 m2 couverte de ses toits en dents de scie (sheds). En 1925 Marcel Antoine, son fils, et Paul Jacamon son gendre reprennent l’entreprise familiale. La Deuxième Guerre Mondiale de 1939-1945 arrive et l’usine tourne au ralenti à cette période, puis les bâtiments sont réparés des traces de la guerre. En 1947, la filature est reliée au réseau EDF. En 1971, Jacques Antoine et Pierre Jacamon, deviennent gérants de l’entreprise, qui emploie 168 ouvriers et produit jusqu'à 160 tonnes par mois de fils divers. Après la retraite de ses deux dirigeants, la filature connaît de nouveaux repreneurs. Mais, dans un contexte de crise du textile, elle cessera définitivement son activité en septembre 1991…

«  Le tic-tac des moulins avait laissé place au roulement profond des machines à filer. Désormais, le silence, ponctué par les bruits de la nature toute proche et par l’agitation des hommes, s’est installé pour longtemps sans doute. »

Jacques ANTOINE

La filature vers 1920 La filature en 1965

Remerciements et ouvrages à consulter :

Je remercie Jacques ANTOINE pour ses descriptions sur le château et la filature.

Je remercie  Bernard SIMON pour les nombreux renseignements fournis sur le site de Fougerolles-le-Château.

«  Fougerolles, son patois, son folklore, ses traditions populaires, ses coutumes ». Pierre Grandjean. 1979. (ouvrage épuisé).

« Un Amour de Terroir ». Pierre Grandjean. 1994.

«  Histoire de la Seigneurie de Fougerolles » Françoise Taiclet, Michel Valentin, Bernard Simon. 2004

«  De l’Orgueil à l’amertume, une histoire de la filature de Fougerolles le Château ». Olivier Peyre, Jacques Antoine, Bernard Simon. 2005. (ouvrage épuisé).

« Fougerolles, La Vaivre, à la croisée de nos chemins ». Pierre Grandjean, Bernard Simon. 2013.

Les ouvrages disponibles sont à découvrir à la Maison de la presse de Fougerolles.

 

 

 

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