BLANZEY

« Quittez le centre, et enfoncez-vous dans le lacis de nos chemins, vous y découvrirez des merveilles » Henri COULIN 1977.

Partons en excursion, découvrir ce grand territoire de 5 112 hectares.

ETAPE 9 : BLANZEY

Quittons le Prédurupt pour découvrir la grande section de Blanzey…

 CARTE

BLANZEY représente une section de Fougerolles. Elle occupe la partie Sud-Est et Est de Fougerolles jusqu’au Rupt de Rôge en limite communale avec Raddon et Chapendu et Saint-Bresson. Le Ruisseau du Bas de la Goutte fait office de limite de section avec les Granges Les Monts-Durand conduisent à la limite avec Fougerolles le Château sur sa partie Nord. Sans oublier le Ruisseau des Novelots avec Croslières aux confins de notre commune.

La section de Blanzey est constituée de plusieurs hameaux : Blanzey-Bas, Blanzey-Haut, ainsi que le Boigeot, le Roigire et le Calvaire, ces derniers déjà évoqués dans notre Bulletin Municipal N°137.

Blanzey occupe le versant Sud-Est de la vallée de la Combeauté composé de petits vallons, pour se diriger vers les plus hauts plateaux de notre commune. Son altitude varie de 330 m au Ruisseau du Bas de la Goutte vers Fougerolles, à 575 m au Houssot. La route départementale n°18 allant vers Raddon traverse la section sur une bonne partie de son étendue.

Le nom de Blanzey (écrit Blanzel en 1725) est un nom dont l’origine est difficile à deviner parmi plusieurs hypothèses. Viendrait-il du toponyme (« Blandiacum ») qui semble témoigner d’une implantation gallo-romaine ou d’un nom provenant des premiers colons espagnols ? Toutefois la région n’était qu’une vaste forêt parsemée de marais. D’où viennent donc les premiers habitants ? Rien ne l’indique vraiment….

Blanzey est constitué d’anciennes fermes regroupées en petits hameaux comme « La Chiquerie », « Blanzey-Bas », et « Blanzey-Haut », de prairies, de nombreux vergers et de grandes forêts. C’est aussi un passé religieux que l’on remarque encore sur toute la section…. Au printemps Blanzey est visité par de nombreux touristes et randonneurs venus admirer la floraison des cerisiers parmi les nombreux points de vue sur les vergers.

Blanzey comptait une distillerie, une chocolaterie, une école, mais aussi trois cafés dont le dernier a fermé en 1979.

 -La Pierre des Gaulois, dans le bois dit « le Tertre » (juste après le point de vue de Blanzey). Cette pierre de dimensions importantes, de par les cavités qu’elle comporte, aurait-t-elle été un lieu de sacrifices pratiqués au cours de fêtes païennes dans ce secteur, ou bien ces cavités sont-elles seulement l’œuvre de la nature ?…. L’approche demeure mystérieuse…  pierre



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-La Croix de Blanzey-Haut : Croix classée au titre des Monuments Historiques en 1981 (la seule dans notre commune). Le monument, dont l’origine semble remonter à la fin du XVIe siècle fut restauré en 1990 par Jean-Louis Patiès. Elle présente plusieurs statuettes : sur le fût, Saint Etienne, diacre, premier martyr (en compagnie d’un seigneur de Fougerolles ?) et sur le croisillon, la Vierge en pietà, l’évêque Saint Nicolas, avec à ses pieds les trois enfants de la Légende et un autre évêque ( ?).

A noter, encastrées dans la façade de deux maisons voisines, la présence de belles pietàs en pierre.

   

-Oratoire ou Chapelle Saint-Nicolas à Blanzey-Bas. Ce petit édifice abrite une statuette de Saint Nicolas. Son histoire vient du courtier Simon dit « Caco » habitant de Blanzey, (courtier : vendeur d’eau de vie et produit locaux) pour les Etablissements Bresson. En retour de livraison en Lorraine, il s’arrête à Saint-Nicolas-de-Port dans une auberge pour y passer la nuit. Par précaution, il cache le produit de sa recette sous son oreiller ; mais l’auberge est attaquée par des brigands, et son butin est pris… Son patron le menace de prison pour vol. Simon fait alors le vœu que si l’argent était retrouvé, il ferait ériger une chapelle dédiée à Saint Nicolas. Par chance l’argent réapparut (dans des conditions inconnues) et Simon tient sa promesse. Il se rend à Saint-Nicolas-de-Port acquérir une statuette du saint, puis l’installe dans cette chapelle qu’il fit ériger. Celle-ci fut saccagée durant la Première Guerre Mondiale. Une deuxième statuette provenant de l’église de Fougerolles remplaça la première. La dernière restauration de l’édifice eut lieu en fin du XXe siècle avec une inauguration le 06 décembre 1986.

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-La croix du Brûrot : Erigée sur un socle ancien, elle est l’œuvre, en 1994, du sculpteur local Jean-Marie Tisserand. Son croisillon est « fleurdelisé » (terminé par trois fleurs de lis). La niche du fût a reçu une statuette de la Vierge par les soins de l’Adef sur demande de la famille Saguin, propriétaire.

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-Le chêne de la Vierge : Dans le bois dit « le Tertre » au-dessus du réservoir d’eau à environ 200 m au croisement de plusieurs chemins, se dresse dans un chêne, dont une petite cavité renferme une statuette de la Vierge. Selon les sources, en 1928, Bernadette François en se promenant fut prise par un orage. Elle se mit à l’abri sous un chêne ; la foudre tomba à ses pieds mais elle ne fut pas touchée. Selon une autre source, il s’agirait plutôt d’un vœu de la famille François, pour l’entrée en religion de Bernadette. La famille creusa une niche pour déposer une statuette de la Vierge en remerciement. Mais comme le chêne est en croissance, la cavité se referma avec la statuette. En 1948, une autre statuette en plomb fut déposée dans la niche du chêne. En 2012, la cavité fut remise à jour, et une nouvelle statuette fut déposée anonymement

   

-LA DISTILLERIE SAGUIN : A Blanzey-Bas une distillerie connut une belle et longue activité. Elle fut fondée vers 1850 par Simon-Isidore SAGUIN. Ses fils Léon et Charles reprennent la distillerie sous le nom Léon SAGUIN, mais elle décline après 1871. Elle fut redressée puis administrée par Léon (fils de Charles). Un atelier de distillation est construit de l’autre côté de la route vers 1900. Suite au décès de Léon en 1940, la distillerie est gérée par son neveu M. Simonin et ses enfants jusqu’en 1955. En 1957, Georges SAGUIN (petit-neveu de Léon) reprend l’affaire. Toujours de l’autre côté de la route départementale, il fait édifier en 1965 une distillerie moderne et l’agrandie par la suite. Georges SAGUIN cède son affaire en 1978 pour la Société Anonyme des Distillateurs Réunis (distillerie SAGUIN, SIMON, RASPILLER et Albert ROBERT réunis). Vers 1995, la distillerie fut rachetée par la Distillerie Peureux. Le Bâtiment primitif et la maison SAGUIN sont aujourd’hui occupés par la Maison Familiale Rurale de Fougerolles.

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